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Sujet père:
De la politique en France


candlestone_69
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  26.04.2012 - 22h29

oui mais...

Bonjour à tous, je suis nouveau dans le collectif.
Deux remarques à propos des commentaires émis.

La première à Morpheus :
Comme toi je reste critique à l'écoute de cette vidéo, pour les raisons que tu as très justement énoncées.
Toutefois, bien que ta critique de notre "démocratie" soit fondée il me semble important d'ajouter que la représentativité de notre modèle politique vient du fait que nous vivons en République. Effectivement, la République promeut un exercice du pouvoir oligarchique (cf. Rome antique), toutefois elle justifie l'usage des investitures et par conséquent le modèle représentatif.

Nous ne vivons donc pas dans des démocraties directes à proprement parler, c'est très juste, mais nous utilisons le suffrage pour élire les investir des représentants de la population pour le bon fonctionnement de notre république. C'est cette caractéristique qui, elle, justifie l'emploi du qualificatif "démocratique".
En fait à proprement parler on ne devrait pas dire "on est un pays démocratique" mais "un pays républicain démocratique".

Alors, oui, je pinaille, pourrait-on me dire. Mais n'est-ce pas tout simplement par une commodité (abusive) de langage que le bon peuple a pris coutume de dire "on est un pays démocratique". Je le pense.

La conséquence:
On croit qu'on exerce le pouvoir, alors qu'en fait on subit celui des représentants que l'on choisit. Au quotidien nous n'exerçons pas le pouvoir comme en démocratie directe, c'est vrai. Mais ponctuellement, à chaque élection, nous sommes maître du jeu. Des civilisations nombreuses dans toute l'histoire de l'humanité n'ont jamais connu ce privilège, ça ne me paraît pas négligeable. Toutefois force est de constater que l'électeur moyen n'en est généralement pas digne.
C'est là-dessus que, personnellement, je m'efforce d'agir : par un (vain) prosélytisme du candidat le plus acceptable.

Peut-être suis-je naïf, mais sinon... quel autre choix s'offre à nous?


Deuxième remarque :
Plus courte, cette fois. Laïciser le pouvoir des dirigeants des intérêts des multinationales me semble utopique, mais parfaitement irréalisable : on a déjà un mal de chien pour le faire avec les religions. Pour ne pas dire carrément que c'est un échec complet. A tel point, en ce qui concerne les religions, que finalement, il n'est pas déraisonnable de se demander si la religion catholique d'état ne permettait pas de mieux nous prémunir d'autres ingérences malveillantes. Suivez mon regard.

Alors mettre en place un principe de laïcité supplémentaire à l'égard des multinationales qui sera, à nouveau, en perpétuel (in)définition, pour au final nous donner l'illusion qu'on a marqué le fossé avec ces puissances, je pense que c'est une fausse bonne idée. Il vaut mieux savoir son ennemi bien en face que le croire bien assis sur notre flanc.

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