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xo
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18.01.2012 - 20h43

Internet



Internet est un système mondial d'interconnexion de réseaux informatiques, utilisant un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données. C'est donc un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics, privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux. Internet transporte un large spectre d'information et permet l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web.
Internet ayant été popularisé par l'apparition du World Wide Web, les deux sont parfois confondus par le public non averti. Le World Wide Web n'est pourtant que l'une des applications d'Internet.

Historique :

Les mémos que Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) écrivit en juillet 1962 sont les plus anciens textes décrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d'ordinateurs. Cela devait notamment faciliter les communications entre chercheurs de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA).

En octobre 1962, Licklider fut le premier chef du programme de recherche en informatique de la DARPA. Il persuada ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intérêt des réseaux informatiques.

En 1961, Leonard Kleinrock du MIT publia le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet.

En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la première connexion informatique à longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le résultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble à distance, mais que le mode de télécommunication par établissement de circuit du système téléphonique était inadapté. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa.

En 1966, Roberts fut engagé par Taylor à la DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physical Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Barran.



Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait étudié la transmission par paquets pour l'armée américaine. Le but était de pouvoir maintenir les télécommunications en cas d'attaque (éventuellement nucléaire), ce que permet une transmission par paquets dans un réseau non centralisé. Il s'agissait d'un développement indépendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face à une telle attaque, ARPANET n'a pourtant été conçu que pour faciliter les télécommunications entre chercheurs. Le rapport de Paul Baran est resté purement théorique, et est rapidement tombé dans l'oubli. Mais le mythe d'« ARPANET comme dernier rempart à une attaque atomique » trouve là son origine.
Pendant ce temps, au British National Physical Laboratory, l'équipe de Donald Davies avait progressé : NPL Network, le premier réseau maillé fondé sur la transmission de datagrammes (packets) était fonctionnel. Mais l'histoire d'Internet n'a pas été écrite par les Européens : ARPANET sera désormais l'origine officielle d'Internet.

Source Wikipedia

La DARPA (acronyme signifiant Defense Advanced Research Projects Agency, soit « agence pour les projets de recherche avancée de défense ») est une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire. Jusqu’à aujourd’hui, la DARPA a été à l’origine du développement de nombreuses technologies qui ont eu des conséquences considérables dans le monde entier dont notamment les réseaux informatiques (notamment l’ARPANET qui a fini par devenir Internet) et le NLS (sigle représentant, en anglais, l’expression oN-Line System, en français, littéralement, Système en ligne) qui a été à la fois le premier système hypertexte et un précurseur important des interfaces graphiques devenues omniprésentes de nos jours.

Source Wikipedia

La RAND Corporation, fondée en 1945, est une institution américaine à but non lucratif qui a pour objectif d'améliorer la politique et le processus décisionnel par la recherche et l'analyse. La RAND Corp, qui est basée en Californie, est considéré comme un laboratoire d'idées américain.
La RAND Corporation publie le RAND Journal of Economics, une revue à comité de lecture faisant partie des revues les mieux considérées dans le domaine de l'économie industrielle.

Quelques membres notables de ce think tank :

Frank Carlucci (ancien Trustee, ancien directeur adjoint de la CIA 1978-1981, ancien président du groupe Carlyle).
Lewis "Scooter" Libby (ancien conseiller de Dick Cheney, auteur des fuites de l'affaire Plame-Wilson)
Pascal Lamy (RAND Europe) (ancien commissaire européen, actuel directeur de l'OMC)
Walter Mondale (ancien Trustee)
Paul O'Neill (ancien président, ancien secrétaire au trésor de GW Bush)
Condoleezza Rice (ancienne Trustee 1991-1997, Ex-secrétaire d'État)
Donald Rumsfeld (ancien président 1981-1986, ancien secrétaire à la défense de GW Bush)
Francis Fukuyama
Zalmay Khalilzad (ambassadeur des USA en Irak)
John von Neumann (mathématicien hongrois, père de la bombe atomique)
Richard Bellman (mathématicien américain, inventeur de la programmation dynamique)
John Forbes Nash (économiste et mathématicien américain, « Prix Nobel » d'économie en 1994)

Quelques membres ou collaborateurs notables (présents ou passés)
Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président EADS ;
Jean-Louis Bruguière, juge anti-terroriste français ;
George Dantzig, mathématicien, créateur de l'algorithme du simplexe en optimisation linéaire ;
Robert E. Hunter ;
Constantin Melnik, ancien conseiller de Michel Debré pour la sécurité et l'espionnage ;
Bertrand de Jouvenel, cité par Roger Peyrefitte dans son livre : Les Américains ;

Source Wikipedia

Liens :
http://inetstudent1.francistuttle.com/nm0897239/timeline/1970s.html
http://www.netvalley.com/archives/mirrors/cerf-how-inet.html


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18.01.2012 - 20h53

Non aux lois SOPA/PIPA et ACTA



"SOPA et PIPA tentent d’imposer au monde une vision américaine du droit d’auteur”



Un grand nombre de sites ont fermé leur activité mercredi pour protester contre deux projets de loi américains sur les droits d’auteur. Des textes qui, selon les experts, ne concernent pas seulement les Américains.



SOPA par-ci, PIPA par-là... Ces deux projets de loi américains - respectivement le Stop online piracy act et le Protect intellectual property act - visant à renforcer la protection des droits d’auteur n’en finissent pas d’être attaqués par les acteurs du Net qui considèrent ces textes dangereux pour la liberté d’expression en ligne. Une levée de boucliers qui s’est traduite, mercredi 18 janvier, par un vaste mouvement de grève numérique.

SOPA ET PIPA, C'EST QUOI?

SOPA et PIPA sont deux propositions de lois américaines très controversées qui visent à lutter contre le téléchargement illégal et le streaming d’œuvres protégés par la droit américain sur la protection intellectuelle. Elles prévoient une série de sanctions contre des sites accusés par les ayant-droit d’héberger du contenu illégal. La mesure la plus controversée concernent l’obligation qui serait faite aux fournisseurs d’accès ou hébergeurs de pratiquer un filtrage ou un blocage de sites mis en cause, qu’ils soient américains ou non. D’autres dispositions prévoient des amendes financières, le gel des comptes de propriétaires des sites ou encore la saisie des noms de domaine litigieux. Face à la campagne contre ces deux textes, les promoteurs de ces législations ont commencé à reculer sur certains points comme le blocage des sites accusés d’héberger du contenu illégal.

À l’image de l’encyclopédie collaborative Wikipedia, une série de sites américains tels que le populaire portail de partage de liens Reddit ou la plateforme de blogs Wordpress a décidé de suspendre leur portail pour la journée. Leur page d’acceuil a été transformée en un message de contestation. Même Google a mis en place une page spécifique où le géant de l’Internet exprime son opposition à ces deux textes actuellement débattus par les parlementaires américains.

Bien que destinés à ne s'appliquer que sur le sol américain, ces textes inquiètent partout dans le monde. Des sites de plusieurs associations de défense de liberté d’expression comme Reporters sans frontières (RSF), ont ainsi décidé de se joindre au mouvement de grève numérique. Philippe Aigrain, membre fondateur de la Quadrature du Net (site français de défense des droits et libertés sur l’Internet) et figure emblématique de la lutte contre les abus de la propriété intellectuelle, explique à FRANCE 24 en quoi SOPA et PIPA menaceraient les internautes du monde entier.

FRANCE 24 : Pourquoi pensez-vous que le Stop online piracy act et le Protect intellectual property act ne sont pas qu’une affaire américaine ?
Philippe Aigrain : Il faut considérer ces deux textes comme symptomatiques d’une tendance générale des législateurs à travers le monde à mettre en place un contrôle plus étroit sur l’Internet afin de faire plaisir à des intérêts économiques au détriment des libertés individuelles. L’esprit de SOPA et PIPA est, en effet, présent dans des textes - comme l’ACTA (Anti counterfeit trade agreement, le traité international de lutte contre la contrefaçon) et les révisions des directives européennes sur le droit intellectuel et le commerce électronique - actuellement en cours d’adoption et qui concernent tout le monde.

À chaque fois la logique est la même : ces textes obligent les fournisseurs d’accès ou les hébergeurs à filtrer a priori des sites accusés d’héberger du contenu illégal. Ce sont les propriétaires de ces sites qui doivent, par la suite, prouver qu’ils ne sont pas coupables. C’est un dangereux renversement de la charge de la preuve !


F24 : En quoi les internautes qui ne résident pas aux États-Unis pourraient-ils ressentir les effets de SOPA ou PIPA si ces textes sont adoptés ?
P.A. : Si vous vous contentez de surfer sur l’Internet pas vraiment même si certains sites risquent de ne pas être accessibles, mais à partir du moment où vous êtes propriétaire d’un blog ou d’un site les choses changent. En effet, les ayant-droits et grands groupes médiatiques américains peuvent restreindre l’accès à un site aux États-Unis alors même qu’il n’est pas hébergé sur le sol américain. Une possibilité qui peut avoir des conséquences économiques très lourdes car elle signifie que des sites commerciaux ne pourraient, de facto, pas avoir accès au marché américain. C’est une manière d’imposer au monde une vision américaine du droit d’auteur.

Les textes sont, en outre, rédigés de manière tellement flous que, par exemple, même des commentaires sur un blog comportant un lien vers du contenu qui enfreindrait le droit d’auteur “made in America” peuvent justifier le filtrage.


F24 : Mais est-ce que la grève numérique d’aujourd’hui est la meilleure manière de lutter contre l’adoption de ces deux textes ?
P.A. : Ce n’est qu’une initiative parmi tant d’autres. L’opposition à ces projets de loi dure depuis plusieurs semaines aux États-Unis et des juristes, économistes et grands groupes comme Google ou Yahoo ont déjà exprimé leur opposition à SOPA et PIPA. Cet activisme a déjà abouti, la semaine dernière, à infléchir la position de l'administration Obama qui ne soutient plus SOPA.

Le “black-out” permet surtout de toucher un public plus large que celui qui suit l’actualité du secteur de l’Internet. La suspension des sites donne, ainsi, un avant-goût aux internautes de ce que pourrait devenir le Web si ces deux textes venaient à être adoptés. Le fait que des sites non américains y participent prouve par ailleurs que tout le monde se sent concerné.


Par Sébastian SEIBT
Source : France 24

Texte complet de la déclaration de loi : Loi SOPA



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18.01.2012 - 21h19

"La SOPA prévoit entre autre de lutter contre les sites illégaux même en dehors de son territoire, les qualifiants de « sites voyous étrangers ». De plus, les sites seraient rendus responsables si un internaute poste un contenu illégal. Ce projet doit passer au vote fin janvier. Les détenteurs des clefs du Web iront-ils jusqu’au bout de leur menace ? Ils semblent être déterminés pour le moment à créer un électrochoc auprès du peuple américain et peut-être à la planète entière afin que des millions de personnes rejoignent la protestation. La liberté individuelle est en danger!."

Source

PROTECT IP Act :

"La Preventing Real Online Threats to Economic Creativity and Theft of Intellectual Property Act of 2011, abrégée en PROTECT IP Act ou encore PIPA, aussi connu sous le nom de S. 968, est un projet de loi américain proposé au Sénat le 12 mai 2011 par le sénateur démocrate Patrick Leahy soutenu par 11 co-sponsors.
Le but affiché de ce projet de loi est de donner des outils au gouvernement américain et aux détenteurs de droits pour limiter l'accès aux sites dédiés au piratage et aux contrefaçons (en anglais: « rogue websites dedicated to infringing or counterfeit goods »), surtout ceux qui sont hébergés hors des Etats-Unis. Le bureau des finances du Congrès a estimé que l'implementation de la loi coûterait USD 47 millions jusqu'en 2016, et nécéssiterait le recrutement et la formation de 22 agents spéciaux et 26 membres du personnel2.
Le PROTECT IP Act est une nouvelle version du projet de loi Combating Online Infringement and Counterfeits Act (COICA) qui a été refusé en 2010. Une version similaire de ce projet de loi, déposée à la chambre des représentants, le Stop Online Piracy Act (SOPA) a été introduite le 26 octobre 20113.
Harry Reid, le leader de la majorité démocrate à la chambre des représentants a agendé le vote sur cette proposition pour le 24 janvier 20124."

Source Wikipedia

SOPA
Voir lien wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stop_Online_Piracy_Act

  Cyber, Big Brother